Tactique

L’interception

L’interception

L’interception est un outil tactique qui permet d’obstruer des lignes nécessaires à la défense de l’adversaire.


Le diagramme ci-contre montre un pion blanc qui s’avance vers la case de promotion en e8. L’inconvénient pour les Blancs est que la Tour noire va bientôt se placer sur la case e3 et empêcher la marche en avant du pion. La seule solution pour les Blancs est de trouver une tactique pour boucher la colonne e à la Tour noire. Les Blancs jouent donc leur Tour en e5 et protège leur pion d’une attaque verticale de la Tour noire. La Tour blanche étant en prise, le Roi noir la capture. Mais en prenant la Tour blanche, le Roi noir obstrue la colonne e et gène l’action de la Tour noire. Au coup suivant, le pion avance en e7 et rien ne peut plus l’empêcher d’accéder à la case e8 et de devenir une puissante Dame blanche.

Dans cet exemple, le Cavalier noir est protégé par sa Dame contre l’attaque directe de la Dame blanche. Les Blancs doivent intercepter la ligne de défense des Noirs et couper la protection du Cavalier. Le Fou blanc vient en d5 en donnant un échec au Roi noir. Sur cette case, le Fou blanc obstrue la colonne d et la Dame noire ne peut plus défendre son Cavalier. Au prochain coup, les Blancs capturent le Cavalier noir sans défense.

L’échec double

L’échec double est un instrument de la famille de la batterie. Comme l’échec à la découverte, l’échec double offre la possibilité de jouer deux coups en un seul. Cette fois-ci, la première pièce qui découvre une seconde pièce faisant échec au Roi assène également un échec au Roi. Le Roi est donc pris sous le feu de deux échecs simultanés. Il n’existe qu’une seule parade : le déplacement du Roi. La force de cet outil tactique est qu’il oblige le Roi adverse a se déplacer. De plus, les deux pièces donnant l’échec au Roi jouissent d’une immunité implacable. En effet, on ne peut pas les capturer ensemble en un coup !!!

1. Bg6+
Le Fou blanc se positionne sur la case g6 et assène un échec au Roi noir. En se déplaçant, le Fou blanc découvre la Tour blanche qui provoque un second échec au Roi noir. Le Fou blanc et la Tour blanche peuvent être capturés par la Dame noire. Mais comme l’attaque est double, la Dame noir ne peut capturer les deux pièces en un coup. Le Roi noir est obligé de se retirer de l’attaque conjuguées de la Tour noire et du Fou blanc. Dans cet exemple, le Fou blanc attaque en fourchette le Roi et la Dame noire. Attaqué deux fois, le Roi noir est obligé de se déplacer et le Fou blanc capturera la Dame noire au coup suivant.

La défense sur un échec double ? Il n’existe aucune défense contre un échec double car le Roi est obligé de se déplacer.

Le pseudo-sacrifice

Le pseudo-sacrifice Le pseudo sacrifice est un sacrifice temporaire où on est sûr de regagner le matériel perdu.

Cette position est thématique. C’est au tour des Noirs de jouer et ils utilisent un pseudo-sacrifice pour casser le Centre blanc (faire disparaître le pion e4). Le Cavalier noir en f6 capture le pion blanc e4 défendu par le Cavalier c3. En se sacrifiant, le Cavalier noir attire le Cavalier blanc sur la case e4 ce qui leur permet de placer une fourchette de pion. Après que le Cavalier blanc en c3 capture le Cavalier noir en e4, les Noirs jouent leur pion d7 en d5 et attaquent simultanément (fourchette) le Fou blanc en c4 et le Cavalier blanc en e4. Les Noirs vont récupérer leur pièce. .

Les Noirs viennent d’avancer leur pion e7 en e5 sans risque car c’est un pseudo-sacrifice. Après le coup blanc pion d4 prend le pion e5, les Noirs jouent leur Dame en a5 faisant un échec au Roi et menaçant de reprendre le pion en e5. C’est encore une attaque double (fourchette). Après la défense du Roi blanc, la Dame noire capture le pion blanc en e5

La défense sur un pseudo-sacrifice
Il n’existe pas vraiment de défense particulière contre un pseudo sacrifice. Les menaces et contre menaces peuvent s’enchaîner sans ordre particulier

Le coup intermédiaire

Le coup intermédiaire
Le coup intermédiaire n’est pas un outil tactique mais plutôt une possibilité de surprendre l’adversaire en jouant un coup qu’il n’avait pas prévu. Le coup intermédiaire permet d’intercaler un coup qui augmente la force du coup naturellement attendu par l’adversaire.

Les Blancs ont une pièce de plus et les Noirs doivent capturer le Fou en c3 avec le pion en d4 pour rétablir l’équilibre matériel. Après le coup naturel et attendu dxc3, le Cavalier blanc se poste en e4 et la position est équilibrée. Mais ici les Noirs surprennent les Blancs en jouant le coup intermédiaire Cxf2 qui attaque la Dame blanche. Les Blancs ont plusieurs possibilités pour répondre à ce coup chacune aboutit à une position supérieure des noirs

La surcharge

La surcharge
La surcharge est l’inconvénient rencontré par une pièce qui doit défendre plusieurs endroits à la fois. Généralement cet inconvénient est subtil car cette double protection n’est pas franchement apparente et l’adversaire qui en use doit posséder un bon niveau de jeu.

Voici le cas le plus simple : La Dame noire doit protéger la case g7 pour empêcher la menace de mat par la Dame blanche associée au Fou en b2. La Dame noire doit également protéger sa Tour en d8 de l’attaque de la Dame blanche. Nous sommes donc en situation de surcharge de la Dame noire. Les Blancs sacrifient leur Tour en d6 pour forcer une réponse de la Dame noire. Si elle capture la Tour blanche, elle abandonne la défense de la case g7 et permet l’échec et mat par Dxg7. Si la Dame noire se retire de l’attaque directe de la Tour blanche, elle permet aux Blancs de capturer la Tour noire en d8 qui est attaquée deux fois.

Voici un deuxième exemple plus subtil : Ici la pièce surchargée est la Tour blanche en f1 car elle doit protéger la Dame blanche de l’attaque de la Dame noire. Elle ne peut donc pas quitter la rangée 1. Les Noirs en profitent et attaquent le Roi et le pion blanc en fourchette par Tf2 échec. La Tour blanche ne peut pas capturer la Tour noire sans perdre la Dame blanche sans protection. Le Roi blanc est forcé à se déplacer, en g3 par exemple. La Dame noire capture la Dame blanche. La Tour blanche récupère la Dame noire mais le pion b2 a perdu sa protection. La Tour noire peut capturer le pion b2 sans problème.

Ce troisième exemple est plus difficile : Ici la pièce surchargée est la Dame noire qui doit défendre le pion f7 visé par le Fou en b3 et par la Dame en f3 dés que le Cavalier en f5 quittera son poste. La Dame noire doit également protéger son Cavalier en a5. Les Blancs gagnent joliment par un sacrifice basé sur la surcharge qu’ils ont détecté.